Test · Carnet

Clairefontaine
1951 A5 (collection Reliure Cousue).

La maison-mère de Rhodia depuis 1858, le Velin Triomphe servi sans marketing — le Clairefontaine 1951 est un carnet français de gentleman discret. On l'a testé deux mois.

Par Camille Berthier 3 mai 2026 Testé sur deux mois
Clairefontaine 1951 A5 · prise de vue studio
★ À qui s'adresse ce produit

Pour ceux qui veulent un carnet français, sobre, avec un papier irréprochable au stylo-plume — sans le côté « carnet d'avocat » du Webnotebook.

Premières impressions

Le Clairefontaine 1951 arrive dans un emballage minimal : un sleeve carton, une étiquette mentionnant le grammage du papier. La couverture est en simili façon cuir grainé — pas du cuir véritable, mais une finition mate qui ne fait pas cheap. Le dos est toilé dans une couleur contrastée selon les modèles (rouge, bleu, vert, noir).

Posé sur le bureau, le carnet inspire une confiance discrète. Pas de logo imposant en première de couv’, juste un petit fer doré « 1951 » en bas du dos toilé.

Le contexte Clairefontaine

Rappel utile : Clairefontaine est la maison-mère de Rhodia. La papeterie a été fondée à Étival-Clairefontaine (Vosges) en 1858 et fabrique le papier Velin Triomphe depuis 1890. Quand vous achetez un Rhodia Webnotebook, un Quo Vadis ou un Exacompta, le papier vient probablement de la même usine.

La gamme 1951 est la collection « patrimoniale » de Clairefontaine — un hommage à l’année où la marque a lancé ses premiers cahiers à reliure cousue moderne.

Format et dimensions

A5 standard, 148 × 210 mm, 96 feuilles (192 pages). Existe aussi en A6 et en grand format A4. La pagination n’est pas numérotée — un détail qui disqualifie le 1951 pour les bullet journalistes habitués au Leuchtturm.

Le papier Velin Triomphe

Le cœur du carnet. Velin Triomphe 90 g/m², ivoire chaud, légèrement satiné. C’est le papier de référence française pour stylo-plume — celui qui équipe aussi le Webnotebook Rhodia. Opacité quasi-parfaite, grain très lisse, absorption d’encre maîtrisée.

Expérience d’écriture

Plumes EF, F, M, B : aucune ne fait broncher le papier. Le feedback est plus doux que sur le Midori MD, plus glissant que sur le Tomoe River. Pour qui aime un papier qui « se laisse écrire » sans accrocher, c’est parfait.

Au stylo-bille et au rollerball, c’est un peu trop lisse — le bille a tendance à patiner. Mais ce n’est pas l’usage prévu.

Reliure et durabilité

Dos cousu apparent (cahiers de 16 pages), reliure flexible qui ouvre à plat dès la première utilisation. C’est l’un des grands avantages face au Moleskine. La couverture simili est correcte mais marque facilement — il faut accepter qu’elle vieillisse.

Compatibilité stylo-plume

Excellente, équivalente au Rhodia Webnotebook. Toutes plumes confondues, y compris stub 1.1 mm, B et flex pens. Show-through léger, bleed-through quasi inexistant sauf surcharge d’encre.

+ Ce qu'on aime
  • + Le Velin Triomphe 90 g/m², même papier que le Webnotebook Rhodia
  • + La fabrication française intégrée (papier + reliure dans les Vosges)
  • + L'esthétique sobre et discrète, plus chaude que le Webnotebook
  • + Le rapport qualité/prix imbattable face à Moleskine et Leuchtturm
— Ce qu'on aime moins
  • La couverture simili qui marque les ongles et les chocs
  • Pas de pages numérotées, pas de sommaire (vrai handicap pour BuJo)
  • Pas d'élastique de fermeture sur la version standard
  • Disponibilité limitée hors France et papetiers spécialisés
Pour quel usage

Idéal pour le journaling quotidien au stylo-plume, la prise de notes en réunion, la correspondance manuscrite. Pour le bullet journal, la version Age Bag ou un Leuchtturm seront plus adaptés.

Autres tests