Test · Carnet

Stalogy
365 Days Notebook A5 (Editor's Series).

368 pages, un calendrier en haut de chaque page, un papier ultrafin cousin du Tomoe River — le Stalogy est un objet japonais de précision qui transforme la prise de notes en pratique annuelle.

Par Lou Mathieu 7 mai 2026 Testé sur trois mois
Stalogy 365 Days Notebook A5 · prise de vue studio
★ À qui s'adresse ce produit

Pour les stylo-plumistes japonais-friendly, et pour ceux qui veulent un carnet annuel sans agenda imposé. Idéal pour les preneurs de notes prolifiques.

Premières impressions

Le Stalogy arrive dans un emballage très épuré : une simple bande de papier autour de la couverture, le code produit imprimé en gris discret. La couverture est en vinyle souple noir mat, sans aucun marquage visible en première de couv’. À peine un fer doré minuscule au dos.

L’objet est dense — 368 pages compressées dans 28 mm d’épaisseur. C’est deux fois plus qu’un Leuchtturm A5 standard, dans le même volume.

Le contexte Stalogy

Marque japonaise éditée par Nitto Shoji (groupe spécialisé dans les fournitures de bureau haut de gamme). La gamme « Editor’s Series » a été créée pour répondre à la demande des journalistes et éditeurs qui voulaient un carnet sans agenda imposé mais avec un repère temporel.

Le « 365 Days » est devenu un objet culte sur les forums stylo-plume mondiaux (Fountain Pen Network, Reddit r/fountainpens) à partir de 2018.

Format Editor’s Series A5

148 × 210 mm. Existe aussi en B6 (128 × 182 mm) et A6 (105 × 148 mm). La grille est en pointillés de 4 mm — un compromis entre dot grid japonais serré et grille européenne classique.

Le papier ultrafin

C’est l’argument central. Le papier Stalogy n’est pas du Tomoe River officiel, mais un papier japonais ultrafin (52 g/m²) très proche en caractéristiques. Opacité étonnante pour son grammage, absorption d’encre maîtrisée, glisse parfaite sous la plume.

La grille datée en haut de page

C’est l’invention élégante du Stalogy. Au lieu d’un agenda imposé, chaque page propose en haut une bande avec les chiffres de 1 à 31 (jour du mois) et les douze mois — il suffit d’entourer le jour et le mois pour dater la page. Aucune contrainte si on saute des jours. C’est minimaliste, parfait.

Expérience d’écriture

Plumes EF, F, M, B, stub : tout passe sans effort. Le feedback est plus doux que sur un Midori MD, plus glissant que sur un Rhodia. Les encres humides sont parfaitement tenues. Les plumes flex (Pilot Falcon, vintage Waterman) donnent un trait précis sans bavure.

Le séchage est long — c’est la rançon du papier ultrafin qui garde l’encre en surface. Les gauchers devront s’organiser (buvard, attendre, éventer).

Reliure et durabilité

Reliure cousue à plat, ouverture parfaite dès la première utilisation. La densité du carnet (368 pages, 28 mm) impressionne mais reste manipulable. La couverture vinyle est souple — elle se plie sans casser, mais marque sous l’ongle.

Compatibilité stylo-plume

Excellente, équivalente au Hobonichi Techo. Toutes plumes confondues, toutes encres confondues. C’est l’un des trois ou quatre carnets au monde sur lesquels on peut écrire sans se poser la moindre question.

+ Ce qu'on aime
  • + Le papier 52 g/m² qui rivalise avec Tomoe River en tenue d'encre
  • + Les 368 pages dans un carnet d'épaisseur raisonnable (28 mm)
  • + Le calendrier en haut de page, élégant et discret
  • + La reliure parfaite, qui ouvre à plat dès la première page
— Ce qu'on aime moins
  • La couverture vinyle qui marque les ongles
  • L'absence de pages numérotées (gros défaut pour le bullet journal)
  • La disponibilité limitée hors papetiers japonais spécialisés
  • Le séchage long, héritage du papier ultrafin
Pour quel usage

Idéal pour les preneurs de notes intensifs, les chercheurs, les journalistes au quotidien, les amateurs d'encres saturées qui veulent voir le sheen ressortir. Excellent comme cahier de pratique stylo-plume.

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