Pratique · Jardinage

Jardinage et bullet journal — la routine de septembre

Le jardin se prépare dès septembre pour le printemps suivant. Un carnet bien tenu transforme la pratique : moins d'oublis, meilleure mémoire des saisons, observation plus fine. Voici la mise en page qu'on utilise.

Par Camille Berthier 12 avril 2026 6 min de lecture
Jardinage et bullet journal — la routine de septembre · photographie

Pourquoi tenir un journal de jardin

Le jardin a une mémoire courte. On oublie quand on a planté, ce qui a marché, quelle variété résistait au mildiou, quel emplacement gardait l’humidité. Tenir trois ans de notes change radicalement la qualité de la pratique — c’est l’argument que les anciens jardiniers reprenaient en boucle.

Un bullet journal, par sa souplesse, s’y prête mieux qu’un agenda dédié.

Les pages utiles pour septembre

1. Calendrier des récoltes

Une page divisée en quatre semaines, avec sous chaque semaine ce qu’on a récolté (poids approximatif, qualité, observations). Précieux pour comparer d’une année à l’autre.

2. Plan du potager

Un schéma à main levée du potager avec ce qui est en place. Datez la page — en mars suivant, vous saurez exactement ce qui était où.

3. Liste des semis d’automne

Septembre = semis de mâche, épinards, oignons, radis d’hiver, fèves dans certaines régions. Listez ce que vous avez semé, où, quand, et la date prévue de levée.

4. Observations météo

Une mini-grille des températures min/max et précipitations. Quatre semaines, quatre lignes. Très court à remplir, immensément utile pour comprendre les années qui se ressemblent ou pas.

5. Préparation hivernale

Liste des tâches à faire avant les premières gelées : protéger, nettoyer, amender, planter les bulbes, ranger les outils.

Une routine hebdomadaire de 5 minutes

Le dimanche soir, juste après le bilan de la semaine au bureau :

  • Qu’est-ce qui a poussé / fleuri / fructifié
  • Quelle météo cette semaine
  • Quelle action faite (semis, récolte, taille)
  • Quoi faire la semaine prochaine

Cinq lignes, cinq minutes. Sur dix ans, ça devient une archive précieuse.

Au-delà du potager

Le journal de jardin marche aussi pour les plantes d’intérieur, les balcons, les pots, les arbres fruitiers. Le principe reste le même : noter les dates, décrire les états, comparer dans le temps.

Le carnet devient alors un compagnon de pratique, pas un outil d’optimisation. On ne cherche pas à maximiser le rendement — on cherche à mieux connaître sa parcelle.

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