Test du TWSBI Eco plume Stub 1.1
Le TWSBI Eco fait partie des stylos plume qui ont changé l'accessibilité du hobby. Démonstrateur transparent, système piston intégré, plumes interchangeables — pour 35 €. La version Stub 1.1 ajoute la calligraphie au package.
L’objet
Un stylo plume démonstrateur (corps transparent), 14 cm capuchonné, 19 g avec encre. Système piston intégré qui se charge directement à la bouteille (capacité ~ 2 ml). Plume acier avec une grille gravée discrète.
Le modèle Stub 1.1 mm a une plume taillée plate — elle produit des traits fins en horizontal et larges en vertical, signature de la calligraphie italienne.
Prix neuf : ~ 35 €.
Premières impressions
Le TWSBI arrive dans une boîte modeste avec une seringue, une clé pour démonter le piston, et un bouchon de protection pour l’encre. C’est rare dans cette gamme de prix : on a la sensation d’acheter un outil, pas un gadget.
Le démonstrateur est étonnamment beau quand l’encre rentre dedans — surtout avec des encres saturées (Diamine Sherwood Green, Iroshizuku Take-Sumi).
La plume Stub 1.1
C’est le sujet central. Une plume Stub n’est pas une plume normale :
- Trait horizontal (gauche-droite) : très fin, ~ 0,3 mm
- Trait vertical (haut-bas) : très épais, ~ 1,1 mm
- Trait diagonal : intermédiaire
Cette variation produit une écriture expressive. Toutes les lettres ont des pleins et des déliés naturels, sans pression — juste par la géométrie de la plume.
C’est l’effet brush lettering, mais en plume liquide. Beaucoup plus pardonnant qu’un brush pen.
L’expérience d’écriture
Sur deux mois quotidiens, voici ce qui ressort :
Points forts :
- Le débit est généreux mais pas excessif (l’encre flue sans bavure)
- La plume glisse sans accroche, même sur papier ordinaire
- Les Pilot Iroshizuku donnent un sheen magnifique
Points faibles :
- L’écriture est plus grande que d’habitude (compter 30% en plus)
- Difficile à utiliser pour la prise de notes rapide
- Les minuscules deviennent vite illisibles si vous écrivez petit
Compatibilité papier
La plume Stub 1.1 dépose beaucoup d’encre. Conséquence :
- Papier ordinaire (70 g/m²) : feathering presque garanti
- Papier MD ou Rhodia (80 g/m²) : très bon, rien à signaler
- Tomoe River 52 g/m² : excellent — c’est là que la plume brille vraiment, avec sheen et shading visibles
Pour profiter pleinement du Stub 1.1, prévoyez un papier ≥ 80 g/m² encollé.
Le système piston
C’est l’argument économique du TWSBI Eco. Au lieu d’utiliser des cartouches (~ 0,30 € l’unité, jetables) ou un convertisseur (~ 5 € à l’achat), vous chargez directement à la bouteille.
Une bouteille d’encre Diamine 80 ml coûte ~ 8 €. Le piston du Eco contient ~ 2 ml. Soit ~ 0,20 € par charge, et 40 charges par bouteille.
C’est l’écosystème durable du stylo plume — moins de plastique, plus de choix d’encres.
Les limites du TWSBI Eco
- Le démontage régulier est recommandé. Toutes les 4-6 semaines, il faut désassembler et nettoyer pour éviter le séchage.
- Le plastique acrylique peut craquer si on serre trop fort le capuchon (problème connu, rare mais documenté).
- La plume Stub n’est pas pour tout le monde. Si vous ne pratiquez pas la calligraphie, vous n’utiliserez peut-être pas son potentiel.
Pour qui c’est pertinent
- Amateurs de calligraphie qui veulent un outil quotidien
- Utilisateurs voulant essayer beaucoup d’encres en bouteille
- Bullet journalistes qui veulent une plume expressive pour les titres
- Profils techniques qui aiment les démonstrateurs
Verdict
Le TWSBI Eco Stub 1.1 est l’un des meilleurs achats sub-50 € qu’on puisse faire en stylo plume. Il combine un système piston (rare à ce prix), une plume Stub bien taillée et une fiabilité éprouvée.
Ce n’est pas un stylo de prise de notes — c’est un stylo de plaisir. Pour les rendez-vous au cahier, pour les pages de bullet journal, pour les lettres manuscrites.
À 35 €, c’est probablement la meilleure porte d’entrée vers la calligraphie plume liquide qu’on puisse recommander aujourd’hui.
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