Paperblanks
Midi (collection Old Leather Classics).
Couvertures inspirées des reliures anciennes, dorures embossées, fermeture magnétique — Paperblanks est l'une des marques les plus reconnaissables au monde. Mais que vaut le carnet sous la couverture ?
Pour ceux qui aiment l'objet décoratif, le carnet à offrir, l'écriture occasionnelle. Moins recommandé aux puristes du stylo-plume très humide.
Premières impressions
On reconnaît un Paperblanks à dix mètres. La couverture est ornementale, embossée, parfois rehaussée de dorures à chaud — la marque pioche dans le patrimoine décoratif mondial : reliures persanes, manuscrits gothiques, Art nouveau, mosaïques byzantines, Hokusai, William Morris.
L’objet sort de l’emballage avec une fermeture magnétique discrète, parfaitement calibrée. La tranche est colorée (souvent bordeaux ou or), la première de couv’ est habillée d’un papier de garde décoré assorti. C’est un travail d’orfèvre éditorial.
Le contexte Paperblanks
Maison canadienne fondée à Vancouver en 1992 par Mike O’Brien et Victoria Steele. L’idée originelle : redonner accès à l’esthétique des reliures anciennes au grand public, à un prix raisonnable. Aujourd’hui, Paperblanks distribue dans plus de 50 pays, avec une production basée à Singapour.
Format Midi
130 × 180 mm — un format hybride entre le Pocket Moleskine et le L. Plus trapu qu’un A5, plus accessible qu’un Mini. La gamme propose aussi Mini (95 × 140 mm), Ultra (180 × 230 mm) et Grande (210 × 300 mm).
Le papier ivoire 100 g/m²
C’est probablement la bonne surprise du test. Sur la fiche produit, on lit « papier ivoire 100 g/m² sans acide » — sans précision sur la provenance ni sur le mode de fabrication. À l’usage, c’est un papier légèrement satiné, opaque, qui tient correctement les plumes EF, F et M classiques.
Expérience d’écriture
Au stylo-plume EF et F : très agréable, glissant, sans patinage. Au stylo-bille et au rollerball : excellent. Au feutre fin : pas de bleed notable. Au crayon : un peu trop lisse, le crayon a tendance à patiner.
C’est un papier généraliste, pas un papier spécialisé. Pour la correspondance manuscrite ou le journal intime, c’est largement suffisant.
Reliure et durabilité
Dos cousu-collé classique, ouverture à plat correcte mais imparfaite. Après deux mois d’usage, le carnet s’ouvre sans forcer. La couverture cartonnée est plus fragile que celle d’un Moleskine — les coins s’arrondissent vite, les dorures peuvent se rayer si on transporte le carnet sans housse.
La fermeture magnétique tient parfaitement, même après plusieurs mois d’ouverture-fermeture quotidienne.
Compatibilité stylo-plume
Bonne pour la plupart des plumes. Convient aux EF, F, M, et même aux B avec des encres modérées. Difficile pour les stub humides et les flex saturés. Show-through visible mais acceptable.
- + L'esthétique inimitable, inspirée de manuscrits enluminés ou Art déco
- + Le papier 100 g/m² ivoire, étonnamment correct pour stylo-plume
- + La fermeture magnétique fiable et silencieuse
- + Le rapport prix/objet décoratif, imbattable pour un cadeau
- − La couverture cartonnée qui marque vite aux coins
- − Le papier qui reste en deçà du Velin Triomphe ou du MD
- − L'imaginaire « romantique » qui n'est pas du goût de tous
- − Le manque de version dot grid sur la majorité des modèles
Idéal pour le journal intime, la correspondance, les carnets de voyage. Excellent comme cadeau d'anniversaire, de Noël, de mariage. Moins adapté au bullet journal méthodique.