Carnet A6 ouvert avec stylo

Test du Scribbles That Matter A5

Le Scribbles That Matter (souvent abrégé STM) est un carnet anglais développé en 2017 spécifiquement pour la communauté bullet journal. Sur le papier, il améliore le Leuchtturm sur tous les points techniques. À l'usage, il a quelques angles à connaître.

Par Camille Berthier 30 avril 2026 6 min de lecture

L’objet

  • Format : A5 (148 × 210 mm)
  • Pages : 200 pages numérotées
  • Papier : 100 g/m² ivoire
  • Couverture : vinyle PU, 14 couleurs
  • Reliure : cousue, 16 cahiers
  • Élastique + double signet ruban
  • Pochette intérieure + page de gardes
  • Prix : ~ 22 €

À 22 €, le STM joue exactement dans la cour du Leuchtturm, mais avec un papier plus épais et 50 pages de moins.

Le papier 100 g/m²

C’est l’argument central. À 100 g/m², la tolérance au stylo plume est significativement supérieure au Leuchtturm (80 g/m²) ou au Moleskine (70 g/m²).

Sur deux mois de test avec un Lamy Safari plume EF + encre Iroshizuku :

  • Aucun bleed-through même avec plumes B
  • Show-through très réduit (visible mais ne gêne pas la lecture recto-verso)
  • Aucun feathering sur les encres standards

C’est le seuil où le carnet devient transparent à l’usage : vous n’y pensez plus, vous écrivez.

Le sommaire et la légende intégrés

À l’ouverture, le STM propose 4 pages pré-formatées :

  • Page 1 : key (légende des bullets)
  • Pages 2-4 : sommaire (index)

Le key pré-imprimé est pratique pour un débutant, contraignant pour un utilisateur avancé qui veut sa propre codification. Vous pouvez l’ignorer ou le surligner, au choix.

L’expérience d’écriture

Le STM ouvre à plat moins parfaitement que le Leuchtturm. Il faut le casser un peu (15 à 20 ouvertures) avant qu’il s’aplatisse. Une fois cassé, il tient bien.

Le papier a un feedback léger sous la plume, moins glissant qu’un Rhodia, plus doux qu’un Moleskine. C’est une signature plaisante.

Les détails qui plaisent

  • Le double signet (deux rubans de couleurs différentes) : utile pour marquer le mois en cours et la collection en cours
  • L’élastique épais et noir qui dure
  • La pochette intérieure plus profonde que celle du Leuchtturm
  • Les 14 couleurs de couverture dont des nuances rares (vert sauge, ocre, terre cuite)

Les limites

1. 50 pages de moins que le Leuchtturm

200 vs 251 pages. Sur un usage bullet journal A5 à 1 ou 2 pages par jour, ça fait 3 à 4 mois d’écart sur la durée du carnet.

2. Distribution moins large

Pas en magasin général en France. Disponible chez Amazon, certains papetiers spécialisés (Le Typographe, Calame), ou directement chez STM (UK).

3. Le sommaire pré-imprimé n’est pas modifiable

Si vous voulez un autre format de sommaire (par exemple, organisé par projet plutôt que par page), vous bataillez avec le pré-imprimé.

Pour qui c’est pertinent

  • Bullet journalistes qui écrivent au stylo plume B ou plus
  • Profils qui détestent le show-through
  • Ceux qui veulent un carnet pensé pour le bullet journal dès l’achat
  • Amateurs de papier épais avec un peu de feedback

Pour qui ce n’est pas adapté

  • Ceux qui veulent un format compact (le STM est aussi gros qu’un Leuchtturm pour 50 pages de moins)
  • Ceux qui préfèrent leur propre codification (le key pré-imprimé gêne)

Verdict

Le Scribbles That Matter est, techniquement, supérieur au Leuchtturm 1917 sur le critère papier. Il a été pensé spécifiquement pour la communauté bullet journal et ça se voit dans le détail des fonctions intégrées.

Si vous écrivez à la plume avec une encre humide, le STM mérite le saut. Si vous écrivez au feutre fin ou au stylo gel, la différence avec le Leuchtturm est négligeable.

À 22 € pour 200 pages 100 g/m² avec key + sommaire + double signet, c’est un excellent rapport qualité-prix.

Labels : Fiable · Stylo-plume friendly · Bon rapport qualité/prix

C'est tout pour nous.
Rendez-vous à la prochaine chronique.

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